i'm so excited

just another fucked up teenage queen

08 décembre 2009

Bruises

Fetlife is giving away presents to the naughty children for Xmas ! Go get yours if you think you deserved it.

Le Strass, Syndicat du Travail Sexuel, a élu ses nouvelles et nouveaux représentantEs ce week-end.
Accessoirement, le syndicat a créé des badges, qui disent "sex work is work", "my body is my business", "fière d'être une pute"... Ils seront bientôt en vente sur le site.
Signez ici la pétition contre la criminalisation du travail du sexe
.

J'ai essayé récemment la mooncup, une alternative écologique, économique et pussy-friendly aux tampons et aux serviettes hygiéniques. C'est une coupe en silicone chirurgical, qui au lieu d'absorber ou de boucher l'écoulement menstruel, le contient. On l'insère dans le vagin, on la retire toutes les 4 à 12h pour la rincer, et on la remet. On peut la désinfecter environ une fois par cycle en la faisant bouillir. ça coûte 20€ et ça peut se garder jusqu'à 15 ans, le prix est donc amorti rapidement par comparaison au prix des tampons et des serviettes, et ça fait nettement moins de déchets.
Il existe plusieurs marques, divacup, mooncup, keeper, femmecup... Jsais pas trop c'est quoi les différences, peut-être que certaines sont en latex et d'autres en silicone, bref. En tout cas c'est beaucoup moins agressif pour la chatte, pas d'agents blanchissants, pas de Syndrome du Choc Toxique, pas d'absorption des sécrétions et d'assèchement, pas de tampons-bouchons qui empêchent l'écoulement naturel, pas de couche-culotte qui gratte l'intérieur des cuisses...
J'avais des réticences jusque là car j'avais peur que ça soit dur à mettre, pas confortable... Et en fait c'était vraiment facile à insérer, un peu moins facile à enlever (le fameux "effet ventouse" qui faisait une drôle de succion un peu angoissante), mais surtout une fois mise je la sentais à peine dans ma chatte, j'étais vraiment tranquille, je l'ai gardée toute la nuit et le lendemain matin elle n'était même pas pleine. Pour la première fois j'ai vu le sang de mes règles à l'état liquide, j'ai pu voir vraiment sa couleur, sentir vraiment l'odeur chaude et sirupeuse... C'était vraiment cool.

Courtney Trouble continue à travailler comme une folle, et sort dans quelque jours son 7e film en DVD, Roulette Berlin, dans lequel j'ai tourné une scène avec mon boyfriend !
Voici la bande-annonce.
Acheter le DVD.

J'ai lu et écouté des dizaines et des dizaines de fois ce poème de Bob Flanagan, "Why", qui répond à la question "mais pourquoi aimes-tu le BDSM ?". Je le connais presque par coeur.
Je crois bien que c'est mon poème préféré.
Les passages qui me plaisent le plus :
-"because my parents loved me even more when I was suffering"
-"because I'm nothing but a big baby and I want to stay that way, and I want a mommy forever, even a mean one, especially a mean one"
-"because of motherhood,
because of Amazons,
because of the Goddess,
because of the moon"
-"because it's in my nature,
because it's against nature"
-"because I'm attracted to it,
because I'm addicted to it"
-"because surrender is sweet"

Du coup j'ai écrit le mien, à la manière de. Le voici :

"Because it makes me feel good, because my mom always made nail clipping such a ritual, because I was born with my umbilical cord around my neck and it almost killed me, because I was a sad kid and an angry teenager, because the future is dark, because life is too short, because I need you to take care of me, because I'm not brave enough to hurt myself, because I like to feel powerless, because it makes me feel powerful, because I'm so fragile, because I'm so tough, because I can take it, because I don't want to be in charge, because I don't want to grow up, because of the martyrs of sainte Agathe and sainte Marguerite, because I feel nostalgia for a time that never was, because I'm lazy, because I'm selfish, because my mom didn't masturbate, because I'm a feminist, because I'm a woman, because I want to, because I am bored, because I'm open-hearted, because I've watched too much porn, because I like it, because it makes me serene, because I'd wither without it, because I am queer, because I am punk, because I am a pervert, because it's my definition of tenderness.

Les prochains AVN Awards (Adult Video News Awards), la plus grosse cérémonie de récompense du porno, qui se déroulent à Las Vegas, auront lieu le 9 janvier 2010. Les nominations, qui ont été dévoilées il y a quelques jours, sont vraiment une bonne surprise pour le porno queer. Jusqu'à présent, les AVN ont récompensé quelques productions et acteurs/actrices queers, tels que SIR Productions ou Buck Angel, mais de manière générale le porno queer n'était pas inclus dans la cérémonie. D'ailleurs l'an dernier il y avait eu un scandale quand Madison Young, nominée pour son travail plus mainstream, avait décidé d'arpenter le tapis rouge au bras de Syd Blakovich - c'était la première fois qu'une fille choisissait une autre fille pour cavalière, et ça n'avait plu à personne de voir un couple de vraies gouines, si bien que Syd avait failli se faire virer.
Bref, cette année, Jiz Lee est nominé-e, le film de Shine Louise Houston "The Champion" est nominé, Dylan Ryan est nominée, Good Vibrations est nominé... et pas dans des catégories de rien du tout ! Peut-être que ça vous impressionnera pas, les AVN ne sont pas vraiment connus en France, mais moi je suis vraiment émue de cette reconnaissance du porno queer par l'industrie mainstream. Depuis un an, il est vraiment en train de se passer quelque chose. Voir la liste des nominés.

Quand j'étais à Berlin, j'ai rencontré le créateur de la compagnie de sextoys NJOY, qui m'a donné trois jouets gratuits : la Pure Wand, le Pure Plug, et le Eleven.
Ils sont en acier inoxydable, faits à la main et polis soigneusement, de vraies oeuvres d'art.
Très beaux et très lourds. Je prends mon temps pour les inaugurer, j'ai testé les deux premiers et je vais bientôt m'attaquer au dernier, le Eleven, qui est un vrai mastodonte.
Au prix où ils sont vendus, c'était vraiment généreux de sa part de me les offrir. Je suis allée le voir dans son hotel à Berlin, un monsieur pas tout jeune en robe de chambre qui m'a raconté qu'il adorait se mettre des trucs dans le cul depuis qu'il était ado, et qu'il avait commencé à dessiner des sextoys lorsqu'il travaillait dans une compagnie qui fabriquait des poignées de portes, dont le design lui avait inspiré son premier plug. Il m'a donné un échantillon de ses produits, et je lui ai promis en échange d'en parler autant que je peux, de les utiliser dans des pornos, etc. Je ferai donc des sextoy reviews dans les posts qui vont venir pour vous parler de ces trois objets.

You got me in subspace in seconds, blood rushing and flushing to my face. Thank you Sir. Visions of you pulling on my pigtails, getting me down on my knees. Tenderness and playfulness, with just the right amount of cruelty. And I'll cherish my bruises and my marks, when they're all I have left to remember.

Why wasn't there one single allusion to Stonewall or the gay and lesbian movement in my American history class on "minorities protest movements in the late 1960s" ? Don't we fucking qualify ? Where is our history ? When I asked my teacher if we were going to study Stonewall, he said "study WHAT ?" and when I explained to him what Stonewall is, he just answered "no".

Now there's much much more I want to write about, but it's late and this is already a very long post about too many different things. Good night !

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14 septembre 2009

Septembre

Deux trucs sympas à faire cette semaine :

Mardi 15 septembre
QueerFoodForLove à la Rôtisserie,
restaurant associatif situé au 4 rue Sainte-Marthe, métro Belleville
bouffe vegan. ouvert à tout le monde. 8€ ou moins si tu peux pas.
les fonds récoltés serviront à financer l'organisation de l'Existrans,
la marche pour les droits des trans et des intersex' qui aura lieu le 10 octobre.
tu peux venir cuisiner à partir de 15h, ou manger à partir de 20h.

vendredi 18 septembre
le SISTER SPIT TOUR passe à Paris !
venez voir Michelle Tea et ses copines
à la librairie Shakespeare & Co !
à partir de 19h, 37 rue de la Bûcherie

Je viens de rentrer de Toulouse où je faisais une performance pour le finissage de l'exposition Explicit Material à la galerie Sollertis. C'était chouette.

Vous trouverez ici quelque chose qui manquait cruellement : un annuaire des sexblogs francophones.

Et je vous conseille vivement le Petit Guide de la Sexualité Epanouie, publié chez Tabou Editions.

Deux articles excellents, l'un sur le blog de Peggy Sastre sur le débat tout à fait légitime qui a agité la communauté internationale concernant les organes génitaux de Caster Semenya, et l'autre sur le blog de Mlle S. sur l'injuste polémique dont est victime Brice Hortefeux.

Enfin, j'ai un rôle dans The Final Girl, le prochain film de Todd Verow, et je suis so excited ! La bande-annonce ici.

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15 août 2009

overwhelming whirlwind

so, after reading my last post, someone told me the exhaustion i talk about at the end of the text is very typical of sexworkers, and such women as Annie Sprinkle and Virginie Despentes mention similar feelings.

here's what i wrote back :
my exhaustion has very little to do with sexwork though.
i started feeling this way long before i began sexworking.
it's just the way my life is meant to be.
a constant overwhelming whirlwind. hectic frantic and fantastic.
i can hardly keep up with it, but most of the time the breathlessness just makes me a little dizzy and light-headed with happiness and excitement.
except the times when i get burnt out and have a nervous breakdown.
maybe sometime i'll come to terms with the existential anxiety that leads me to run after time the way i do, keeping myself busy all the time, maybe trying to escape something, who knows. i'm sure i'll work that out.
until then, this neurosis makes my life pretty darn interesting.

voici un lien vers un site qui vient d'etre cree : Les mots de la chair.

ce soir j'ai performe pour SIZZLE, une soiree de lectures et de performances organisee a la galerie Femina Potens. c'etait interessant et agreable. les autres auteures invitees etaient Madison Young, Luna Maia, et Thea Hillman, et ce qu'elles ont fait etait chouette.

je suis pressee de voir ce que San Francisco aura a m'offrir dans les deux semaines a venir.

(j'ai largement augmente l'article precedent depuis que je lai mis en ligne, si vous l'avez lu juste apres sa publication, vous devriez y jeter un nouveau coup d'oeil. je vais probablement le retravailler encore dans les jours qui viennent.)

vous devriez aussi jeter regulierement un oeil sur ce que fait Courtney Trouble :
elle a realise trois longs-metrages dans les derniers mois : Roulette, Nostalgia et Speakeasy, qui m'ont bien l'air d'etre des oeuvres d'art en plus d'etre des pornos queer excitants.
elle vient de faire passer son site internet, NoFauxxx, a la vitesse superieure : il y aura des updates plus regulieres a partir de maintenant (et un troisieme photoshoot de moi vient d'y etre mis en ligne) !
lentement mais surement, son projet d'inventaire exhaustif, que dis-je, de pantheon du porno queer, avance petit a petit : RealQueerPorn. d'ailleurs si vous voulez offrir votre contribution benevole a ce projet, contactez-la, elle a besoin de petites mains !

Sinon, voila une serie de liens vers des trucs sympas :
Bitch Magazine, un magazine lesbien feministe assez cool
$pread Magazine, un magazine qui "illuminate the sex industry"
On Our Backs, un magazine porno lesbien qui n'existe plus...
Fetlife, un reseau social genre myspace ou facebook sauf que c'est pour les deviants sexuels et autres kinksters
The Inverted Eye, une boutique en ligne qui vend des accessoires vintage et des antiquites dont l'usage initial peut etre detourne et perverti au gre de vos kinky games (fragments d'uniformes, materiel de barbier, materiel medical, materiel d'equitation... y a des tresors)

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11 août 2009

Tour

The Queer X Show tour just ended.
You can read extracts from our tour diaries and see pictures on this blog.
There are also articles here, here, here, here (en Français), and pictures here and here.

I haven't written on the blog, or anywhere else really, during this tour.
I started trying to write, but I was just reporting facts.
A detailed report of every single event, every single feeling and emotion and sensation...
Long long long texts, that no-one will ever have time to read.
RECORD ME ! Mad Kate screamed in her performance, and it echoed deep inside with this obsession I have.
The obsession to record my life, to make archives of my life, with words and sounds and images and bits of papers put together.
I was trying to write it all down, but I was constantly failing, never enough time, never enough paper, never enough ink, I kept failing and being late, losing my breath. Je faisais la course avec le temps, j'essayais de rattraper la réalité, je voulais écrire ce que je vivais quasi simultanément, mais j'étais toujours en retard sur les évènements, le temps que je finisse de raconter l'histoire de la veille la journée d'aujourd'hui était passée, pleine de nouvelles histoires à raconter...
Alors j'ai arrêté. I stopped trying after a few days, and I started living it to the fullest, taking as much as I could take from this experience.
I was discovering new cities, new people, all these landscapes unfolding outside the windows of the van, all these stories unfolding on the rows of seats inside the van...
Berlin Wendy Brussels Sadie Paris Madison Cologne Katie Copenhagen Emilie Stockholm Ena Malmo Judy.
The seven of us, coated with sweat and filth after hours and hours of road, dirty with our little secrets and fears and ego battles and love letters, dirty with our little voices and laughters and underwear and fantasies. So much time spent together in this van, learning who I was, learning who each of them was, telling them about me and hearing about them, while another one was trying to sleep and couldn't because we were too loud. So much time spent laughing, screaming with laughter, laughing until my muscles hurt with it, laughing until I couldn't breathe, because Sadie was just so funny. So much time spent talking, my little high-pitched voice going further and further as I was telling my story, trying to be as faithful as possible to the truth, over analyzing everything I was saying... Each conversation that started seemed to end up being an exhaustive exploration of everything that could be said on the matter, with all of us participating, and all of us learning so much in the process. It was incredible.
We talked about psychiatrization and how harmful it can be to people in general and to women and queers in particular, we talked about how problematic it is to label someone crazy and how helpful it can be to be diagnosed sometimes, and how complicated all of this is.
We talked about art and money and how we manage to deal with the apparent contradiction and how we work out the issues that come up when your job is your passion, or when your passion doesn't pay the bills.
We talked about sexual orientation and the limits of defining oneself as homo/hetero/bi, or generally making the gender of your partners what determines your own identity.
We talked about sexwork and being out and being closeted and educating people and taking care of yourself and choosing your battles.
We talked about compulsive grooming like popping zits and plucking hair and how weird it is that it feels so good.
We talked about the porn industry and how it is in LA as opposed to in Europe, and how to prepare yourself for an anal scene.
We talked about race and class and gender, beauty standards, sexual freedom, objectification, transgression and taboo, shame and guilt.
We talked about our fetishes, our exes, our first times, our partners, our families, our body issues.
We talked about white people with dreadlocks and cultural appropriation.
We talked about alcoholism, codependance and relationships.
We talked about group dynamics.
We talked about linguistics.
We talked about so many other different things and in the end I'm so grateful that we were able to share so much, and I was confronted with so many worldviews that I'd never thought of before, and I was able to give a voice to so many ideas or stories that I'd had to hush or I hadn't been able to express before.
These girls are all such exceptional persons, performers, writers, thinkers, and besides super hot, and I felt so honored to be a part of this.
I grew and improved as a performer, too. When I accepted to take part in the tour, I really didn't think of myself as a good performer, and I certainly didn't think of my performances as art.
Whenever I performed, it was in front of an audience mostly filled with my friends, or if they were not my friends I felt I was lucky to be on this stage, it was almost undeserved, I thought of it as "I'm a beginner, they are offering me this stage for me to try out, experiment, learn, and if there weren't other more professional, more talented performers in this show, the audience wouldn't be as indulgent with me." I felt that I was Wendy's little sister, she had given me the chance to be there and I almost apologized for being there and never felt like what I did was really worth anything. Things changed slowly, I started developing my own solo performances myself, instead of always doing duos with Wendy, working on them alone instead of always asking her for coaching. Of course her help and her teaching was extremely valuable, and she was a great mentor to me, and she gave me so many opportunities. But at some point I had to try and fly with my own wings, and I did it little by little, and this tour definately created a new level of independance and self-confidence for me as a performer. I no longer think I'm bad. I'm definately inexperimented, and a beginner, but what I do is beginning to have its own little personal flavor, it is my work, it is my creation. I'm beginning to see performing as "hello, here I am, I'm Judy Minx, this is my art, I'm putting it out there for people to see and to criticize or praise".
Our show was a whole, it was a complete entity. The structure of it, the line-up (which number goes first, second, ..., last), we thought about all of this together and that way we integreated each little fragment, our solo numbers, into a bigger picture, an artpiece, a show. I was proud of all of us. When I felt I'd been bad, I was still able to see how great a show we'd done. When I felt I'd been great but the audience hadn't been very receptive to the show as a whole or the connection I'd had with the other performers hadn't been that good, I wasn't satisfied. It felt good to be working together like that. We all contributed to making the show good, we weren't just going on stage and doing our own piece and then letting the others do theirs. We gave suggestions, processed and brainstormed about each other's pieces, we asked for advice or opinions on our performance ideas, we made the others contribute to our solo numbers to make them duos, trios, quartets... Backstage we asked each other for bobbypins, hairspray, glitter, fake blood, fake eyelashes, lipstick, help with zipping the costume on or taking the shoes off...
Another very interesting thing was to perform to so many different audiences, in so many different venues and contexts, and to adapt our show according to the circumstances. A few hecklers from time to time. Some awkward shyness. Young drunk dykes at 1am the night of the gay pride in a huge club in Stockholm. A very quiet, seated, intellectual and artsy audience on a very interesting and newly built stage in Malmo at 10pm. A very receptive, very interested audience at 8pm in a small gay bar in Paris, who instantly got carried away with us in a very intimate and ritual-like connection, although they were totally unused to seeing anything like us... I could obviously not do a 15 minutes spoken word act, that requires silence and attention from the audience, at 1am in a club where people were standing and getting drunk and wanted to party. We couldn't do a fisting performance in Stockholm where the restrictions on nudity and explicitness and public sex are tough. I couldn't do twice the same number in the same city. etc. Working out all of this was a very interesting part of our work.
Sadie Lune wrote this rap for me (she made one for each of us) :
Tits for a minute, legs for days
Spreads em wide and invites your gaze
Drinks from a bottle fresh soy milk
And pisses all over your new silk
Judy Minx ! Judy Minx ! Baby pornstar really makes you think
Judy Minx ! Judy Minx ! You'll miss a mouthful if you stop to blink !
Tranny cock and kinky sex
Born in heels and raisin' heck
She'll never believe you might be right
Unless the rope's tight extra tight
Judy Minx ! Judy Minx ! Baby pornstar really makes you think
Judy Minx ! Judy Minx ! Brains and a pussy and a load of high jinx !
I got to see my cervix, meet incredibly talented people, chew on a red hot chili and find it sexually arousing, question my assumptions about who I'm attracted to or not, whip myself with branches in a sauna on wheels just a few meters from the Baltic sea, laugh at stupid private jokes shared by less than ten girls on this planet, have sex with hot queers after the shows in the backstage/in the ladiesroom/in the van, and get away with it without any polyamorous drama or yeast infection, do ageplay under the full moon, be attacked by an army of ladybugs and stung by a wasp, eat disgusting food in freeway rest-stops and delicious food in great restaurants, meet many people whose names end in -a, like Anna Erica Cecilia Christina and Alva, go to the Pere Lachaise and the Sacre Coeur, two touristy things I'd never taken time to do in my everyday life in Paris, decorate a van with garlands of tampons and hair-rollers and fake flowers and barbies in bondage and dick-shaped mint candy, hit on perfect strangers and not fear rejection, develop my creativity and feel validated as an artist, have crushes on people I probably wouldn't have thought were my type at first, see friends of mine who live far from Paris and that I don't see often enough, meet real straight feminist men, visit Christiania and be disappointed, buy a faux-vintage girdle, feel how much I miss you when I'm away and how thankful I am to have you, eat ice-cream, feel my belly aching with desire, not take enough showers, create more femme solidarity...
There's something else I want to talk about. While we were in Paris, a very close friend of mine who is trans', who had worked at helping us with the props and the stage, got assaulted. He was called a dyke by a men, then he was punched in the face and he fell to the floor and fainted, bleeding a lot. Noone came to help, although it was in the metro in the middle of the afternoon and people were passing by. He got two stitches and a lot of fear and shock.
On August 1st, while we were in Copenhagen, a masked man entered a LGBT Youth Center in Tel Aviv and started shooting, killing two persons and injuring 11 more.
You're always much more free on the stage than on the dancefloor. If I'm topless on the stage I'm considered to be doing art with my body and the distance with the audience prevents anyone from non-consensually touching me. If I'm topless on the dancefloor I'm just a drunk girl who's asking for it and they can all touch my tits without asking for permission, and then the bouncers can kick me out because "this ain't a strip club".
These things remind us that we can't be apolitical artists, we can't just do pretty and sexy things and not care about what is actually going on out there. Being an artist puts you in a very privileged space, and it makes you safer from these attacks. Performing feels very good to us, but we can't just do it because we enjoy it or just because it's empowering for us. We need to make something good for the world, good for our audiences. We can't stay in ivory towers, we can't disconnect our art from what is going on out there. Because when they attack one of us, they are attacking us all. Because it keeps happening, in Tel Aviv, in Paris and everywhere else, and it needs to stop. Because art can be and needs to be a force that impacts change, an element of the social and political context in which the world evolves. Because it all feels so close to us, because it has happened to us, and it could happen again, to be the victims of someone's hatred, to be the victims of the states's institutionalized discriminations, and we don't want to go through this in silence. Our art is political, and I have never been interested in creating anything that wasn't. (although there's an article in Swedish on the internet that misunderstandingly quotes me. it says I said that there's nothing more to our show than entertainment and fun. it is not true and i didn't say that.)
On a little square in Malmo, we went to a ceremony with candles and a march and a kiss-in on Aug 5th in remembrance of the victims of the Tel Aviv tragedy and to express solidarity with its survivors. Vendela, the organizer of this little demonstration, who is also one of the most wonderful persons I've met during this tour, read passages from the Queer Manifesto. Her voice was so strong and so broken and so beautiful I wanted to cry. AN ARMY OF LOVERS CANNOT LOSE, she chanted. I hope she's right. Until we're proven wrong we'll keep fighting.
After the last show in Berlin, everybody was sad that the tour was over. I loved it, it was definately a life-changing experience that helped me understand more about where I want to go with my life, what kind of person I want to be... But I was not sad that it was the end. I really needed it to stop. The sleep-deprivation needed to stop. I needed to be on my own again, release myself from the constant tension and self-consciousness and fears that group dynamics like this one raise in me, spend a few days with my partner, get things done in Paris...
I am now in San Francisco, where I got less than 24 hours ago. I really wish life was slower. It all happens all the time, I never get a rest from all the craziness, and it has just begun ! It drives me insane, and I mean it. I undergo a whole little personal revolution every three months. It's been like that for a while now, things get more and more hectic as it goes, I always think it can't get worse but it does, I have a serious problem with FOMO (fear of missing out) so I keep trying to do it all, I think "I'll sleep when I'm dead" but I actually need some sleep or I'll get burnt out. I keep having to choose between sleeping eating and taking showers and I end up not doing enough of either. One life-changing experience a day is too much. I can't process it all. The next one ends up erasing the previous one, because it was too quick, I couldn't get over the first one and there's already something new sweeping me off my feet. I need some rest, I need a slower pace in my life. It's just so hard to not do everything, to not make the most of every opportunity that I get. When you're 20 and you're offered to participate in projects with people who not so long ago were your idols and heroes, you can't say no. You can't tell yourself "I refuse this one and I'll get another chance later". So I'm living it up. I wanted my stay in San Francisco to be a vacation. Spa, manicure, shopping, sleeping, drinking fruit smoothies and having healthy food, writing and seeing friends... But then Madison offered me to perform for her art gallery, Femina Potens.

So tomorrow night, August 14th, I'll be performing for the first time in the US ! I'm excited, come see me if you get a chance. The event is called SIZZLE. The details are on www.feminapotens.org

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09 juillet 2009

Queer X Show

in English below

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Vendredi soir, je quitte Paris pour Berlin, où commence la tournée du Queer X Show, qui s'achèvera le 8 août.

Le Queer X Show c'est un show qui rassemble des performances de Wendy Delorme, Judy Minx, Sadie Lune, Mad Kate, Madison Young, une soirée après le spectacle avec aux platines la berlinoise DJ Metzgerei, et un road-movie porno documentaire sur la tournée des 7 bad girls, réalisé par Emilie Jouvet.

On part avec un van pour faire vibrer l'Europe
au rythme de nos orgasmes pendant un mois.
Berlin, Bruxelles, Paris, Cologne, Stockholm, Copenhague, Malmö, et Berlin !
watch out cause we're up to mischief !

Lorsqu'on sera pas sur scène en train de te faire mouiller ta culotte, ton boxer ou ton slip kangourou, on sera peut-être en train de tourner une scène de cul avec toi, alors si t'es queer, que t'as toujours secrètement rêvé de coucher avec moi (ou une autre des filles du gang) et que t'as pas peur des caméras, envoie un mail au Queer X Show sur myspace, facebook et/ou à emiliejouvet@gmail.com et on arrangera ça !

dans tous les cas, viens voir le show !
numéros de cabaret,
exhibition explicite extrême,
strip-tease burlesque et spoken word,
léger mignon sexy et/ou malsain tordu troublant,
de l'urine, du sang, de la glaire cervicale, de la salive,
de la sueur, de la cyprine, de l'éjaculat féminin - et des paillettes
des profs des flics des prêtres des petites filles des grenouilles des cyborgs et des drapeaux américains, des performances différentes à chaque représentation et même des invitées surprises dans chaque ville...

17/07 Berlin : L.U.X (Schlesische Str., Kreuzberg)

18/07 Brussels : Metro Anneessens (bvd Maurice Lemonnier, entrée Place Fontainas)

23/07 Paris : Le Tango (13 rue au Maire)

24/07 Paris : Chez Régine (49-51 rue de Ponthieu)

26/07 Cologne : Tsunami Club (Im Ferkulum 9)

29/07 Stockholm : Kolingsborg (Södermalmstorg 2, Gula Gangen)

29/07 Copenhagen : ArtRebels Gallery (Flæsketorvet 17-19)

31/07 Copenhagen : Salt Club (Vesterbrogade 2A)

04/08 Malmö : D'Nye (Nordenskiöldsgatan 19)

08/08 Berlin : BKA Theater (Mehringdamm 34)

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Tomorrow night I'm leaving Paris for Berlin, where the QueerXShow tour begins. It will last until August 8th.

The Queer X Show is a show with performances by Wendy Delorme, Judy Minx, Sadie Lune, Mad Kate, Madison Young, a party after the show with wonderful DJ Metzgerei from Berlin, and a porn road-movie documentary about the 7 bad girls on tour, directed by Emilie Jouvet.

We are leaving on a van to make Europe throb
to the rhythm of our orgasms for a month.
Berlin, Brussels, Paris, Cologne, Stockholm, Copenhagen, Malmö, and Berlin !
watch out cause we're up to mischief !

When we're not on stage making you cream in your panties / boxers / briefs / jockstrap, we might be shooting a sex scene with you, who knows ?
so if you're queer, you've always had the secret dream of fucking me (or another girl from the gang) and you're not scared of cameras, email the Queer X Show on myspace, facebook and/or emiliejouvet@gmail.com and we could arrange something !

Anyway, come see the show !
cabaret numbers
extreme explicit exhibition,
burlesque strip-tease and spoken word,
cute sexy carefree and/or creepy twisted disturbing,
saliva, blood, urine, vaginal fluid, cervical mucus, female ejaculate - and glitter,
teachers cops priests lilgirls frogs cyborgs and American flags,
different performances every night, and even surprise guests in every city...

(see the dates of the tour in the French version above)

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04 juillet 2009

Patriarcat = Système Politique

Je l'ai déjà dit, mais les mecs, il faut arrêter vos "mais moi je suis gentil" dans les discussions sur le féminisme.

Le patriarcat ce n'est pas une histoire de méchanceté ou de gentillesse, ce n'est pas une histoire d'individus et d'individues. C'est un SYSTEME dont nous faisons tou-te-s partie. C'est un système qui divise l'humanité en une catégorie dominante, la classe des hommes, et une catégorie dominée, la classe des femmes.
ça ne veut pas dire qu'aucune femme n'a jamais fait souffrir un homme. ça ne veut pas dire qu'aucun homme ne peut défendre un projet de société féministe, qu'il n'existe pas d'hommes prêts à lutter contre leur construction masculine de dominants et à renoncer à leurs privilèges masculins, ou qu'il n'existe pas d'hommes "gentils". ça ne veut pas dire que les hommes sont tous heureux de vivre dans ce système, ni qu'ils y ont un réel intérêt - à mes yeux, les dominants comme les dominées sont aliénés par le patriarcat, et nous gagnerions tou-te-s à l'achever, hommes et femmes.

Le patriarcat ce n'est pas "il y a des hommes absolument infects avec les femmes".
Le patriarcat, c'est : les hommes, infects ou pas infects, en moyenne, gagnent un salaire beaucoup plus élevé que les femmes, en moyenne, pour le même travail, le même nombre d'heures, et la même qualification. (et pour obtenir les mêmes jobs, les mêmes nombres d'heures, et les mêmes qualifications que les hommes, les femmes ont déjà ramé.) parmi ces hommes qui gagnent plus d'argent que les femmes de leur entreprise, il y en a certainement des très gentils. Mais tous ont ce privilège simplement parce qu'ils sont des hommes, pas parce qu'ils méritent plus, ou travaillent mieux. Et ce privilège, qui découle exclusivement de leur appartenance au groupe dominant de ce système, leur rend la vie plus facile aux dépends des femmes.
l'inégalité de salaire n'est pas le seul exemple évidemment, mais c'est un exemple très clair et très concret que, infect ou pas infect, gentil ou pas gentil, les hommes partent dans le monde avec une longueur d'avance. Il ne s'agit pas de leur en vouloir ou de les détester, mais d'abolir leurs privilèges.

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02 juillet 2009

Tant qu'il y aura des couilles en or...

...il y aura des lames en acier

Encore une fois, un article excellent sur ce site.
Lisez-le, ça vous changera des conneries racistes qu'on nous débite en ce moment.
Non, la burqa n'est pas le marqueur d'oppression sexiste suprême, et l'islam n'a pas l'apanage du patriarcat, et les femmes musulmanes ne sont pas plus opprimées par leurs maris et par leur culture que les autres femmes.
Non, les hommes blancs hétéros de droite de notre gouvernement, et les médias de désinformation de masse de notre pays ne se mettent pas soudainement à défendre les droits des femmes sans raison - il ne s'agit encore une fois de rien d'autre que d'instrumentaliser les questions de femmes à des fins racistes.
Non, on ne peut pas libérer les gens contre leur volonté. Que les femmes qui choisissent de porter la burqa soient actrices de leur propre oppression, c'est possible, et elles ne sont pas les seules dans ce cas. Mais tant qu'elles ne choisiront pas de l'enlever, les y forcer est stupide. Interdire à une femme majeure de faire quelque chose qu'elle dit faire par choix, et qui ne porte pas de préjudice à autrui, c'est faire acte de sexisme et de paternalisme, c'est la traiter comme une mineure perpétuelle. Seules les opprimés peuvent lutter efficacement contre l'oppression - "Ne me libérez pas, je m'en charge". Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, l'autonomie des luttes, ça ne veut pas dire que le féminisme n'est l'affaire que des femmes, ou qu'il n'y a rien que les blancs puissent faire contre le racisme.
Une chose est sure, c'est qu'on ne résoudra pas un problème profond, comme l'oppression globale et multiforme d'une moitié de la population mondiale par l'autre, en en interdisant l'un des innombrables symptômes.
ça me rend triste de voir tant de monde tomber dans le piège et se laisser avoir par Sarko aussi facilement. Heureusement qu'il y en a qui réfléchissent.

En m'arrêtant dans un magazin de journaux je vois que le #3 de Causette est sorti. J'avais déjà feuilleté les deux précédents. La couverture du premier montrait la photo d'une femme qui exhibe ses seins à la gueule d'un flic, et l'un des articles était un portrait pas trop victimisant d'une vieille pute. Pas de régimes, pas de crèmes anti-âge, pas de blabla psycho. Je l'avais pas acheté, c'était un peu cher pour moi. Mais quand j'ai vu que l'Edito de ce mois-ci dénonce le paternalisme de la psychose actuelle sur le voile intégral et compare ce dernier à l'épilation intégrale obligatoire - le poil étant le thème du dossier de ce numéro - j'ai décidé de l'acheter. J'ai commencé à le feuilleter, c'est un poil hétéronormé par moments, et un peu modéré sur le féminisme pour pas faire trop peur à la lectrice, mais je ne peux que soutenir l'initiative. Le mot féministe apparaît sur la couverture ! ça parle de contraception ! ça critique l'ultralibéralisme et les politiques sécuritaires ! En plus le numéro de ce mois-ci est sans publicité, ça repose les yeux. Youpi !

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18 juin 2009

Self-centered narcissistic blahblah

Someone just rang the door bell, and it was a UPS delivery guy.
I knew what was in the box.
TWO NEW DICKS I BOUGHT FOR MY BOYFRIEND'S BIRTHDAY !
One pink (to replace the old one who was tired), one black.
They're so beautiful !
Mr Bendy, also known as Silky, is exactly the right size for me, and incredibly soft. It's a pack&play, or hardpack, which means you can both use it for penetrative sex and as a packer. It's also perfect for oral sex, and especially deep throat. I LOVE IT !

I've been wondering about my life, and I haven't been so well. I've been taking anxiety medication and considering maybe going into psychoanalysis.
But then that raises many questions, like will shrinks ever tell you anything else than what they learnt in books written by a straight white man strongly influenced by judeo-christian mentality and full of heteronormative and misogynistic/homophobic prejudices (either Freud, Jung or Lacan) ? how can I find a shrink who is BDSM-friendly, queer-friendly, polyamory-friendly AND sexwork-friendly in this city ?
Anyway. I need to find a way out of my codependance issues, my affective neediness and insecurity, and other problems. I have started to take some steps towards taking better care of myself, and not indulging too much in parts of me that hurt me and others. Strategies when I feel anxiety coming, to make it less hard on me and others. I'm quite proud that I'm so strong and that I'm still able to be happy after all this time.
My relationship is getting better too, and that also makes me feel better. What makes me feel really good is how much thought we give to it, how hard we try to find better ways of communicating, etc - and how successful it's been these days. I have a great partner. I love talking about a lot of things with him, politics and TV-series and our friends and sex and our relationship and parties and how my day went and how I love him and just anything. It feels good to be doing something else than fighting or having sex - not that I mind the sex. This morning's quickie before you went to work... Breathtaking.

The summer, and my therefore outrageously sexy outfits, seem to make guys think they have a right to talk to me, comment on how I look, or even grab me and grope me, when I'm walking in the streets.
Yesterday I was literally harassed by men in the streets - stared at, "complimented", whistled at, approached, physically threatened, and, yes, grabbed and groped.
On a night like that one, no matter how many times you assault me, I'll fight back, I'll chase you on my high heels, screaming "what makes you think you have a right to touch me ?", I'll stride the streets and feel fierce and powerful, I won't lower my eyes when I pass you by, and I won't stop wearing what I want to wear and going out late at night on my own in so-called dangerous areas.
Maybe the fact that I was feeling better and more open to others, has something to do with how many times they tried to make me feel that I was there for them to see and that they owned me. I had been such a socialite at the burlesque party and I had felt so happy to be around people. And then maybe when I left the party I forgot to protect myself from the outside world, I was just euphoric and smily, and the guys thought it was sexual seduction aimed at them, which it was not. I am vulnerable, and I don't want to harden, I don't want to wear an armour. I want to let you reach me, I want to let your bullets pierce through my skin. That's the only way I can make your love pierce through it too. If my skin gets thick and tough, nothing will get in me anymore.
So I am like a Christian martyr, trusting them forever, giving them still another chance not to disappoint me. Always answering them when they ask for directions, a lighter, a cigarette, even if it might just be an excuse to talk to me and then become annoying. Always with a bright smile and as much charity as I can. Always offering help even when I'm not asked anything. Cheerful, warm, open. I know some of them are bad, and it will hurt all the more that I had decided to trust them and give them the opportunity of showing me they're good. If they abuse my trust, if they decide to hurt me although they knew I wasn't defiant - I was as trustful as a child - it will damage me. But if they prove me right, if they see me being so good and naive and open and don't take advantage of it, it will make me all the more thankful, it will give me more strength to keep believing in people and loving them and having this cheesy Christian humanism. [Where the fuck did I get that from ? please don't believe I'm writing all of this without distance and irony. I'm obviously aware that it is weird, fucked up, laughable, simplistic, childish, manichean. However it's also how I know myself to think sometimes]
This is also, I think, what is at stake in the emotions I feel in BDSM.
I give you all the power. To me it's not a scene, not a game, it's not play. I don't act. I get into a space, a space of weakness and trust, which is a part of me, not a character. I put myself in a position where I'd let you rape or kill me - and you don't. I give you power to abuse me and you use it for my pleasure, not just yours - although you know I'm so submissive at that moment I might not even resent you abusing me. And that, giving up all the control, giving you so much of myself, giving you power to hurt me, and knowing you will only use it with love and respect : that is what makes me so incredibly thankful after a BDSM scene. That is what brings me so close to tears during aftercare. I love you for not hurting me, for how good you are to me. For how you let me be an open, trusting, innocent, vulnerable, welcoming person, without punishing me or abusing me.
It's always seemed such a horrible thing to me, how good people become hard and bad because there is this social pressure, this norm of defiance and distrust and selfishness. Kind people are always punished for being kind and they're either killed, or made to harden. Kindness is regarded as weakness, trust as naiveness.
I like to hitchhike, I like to ask strangers a favor, I like to give people the possibility to reject me, so that they also have a possibility to accept me. I like to give people an opportunity to show the best that they have.
Ok this was written all in one piece and I didn't re-read it or try to make it consistent and understandable and well-written - like almost everything I write here, by the way. I had an appointment with the shrink, I didn't go. I wrote this instead. It's some sort of a confession, not an argumentative well-thought-of, well-worked-on, logically-structured text - so don't read it or criticize it as such.

My wisdom teeth are growing and it HURTS !

In less than a month, I'm going on a European tour with several other girls. We'll perform in Berlin, Brussels, Paris, Copenhagen, Stockholm... I'm excited and scared at the same time.

And in August I'll be in San Francisco !

There are so many things I want to write about on this blog. Interesting, theoretical, political things.
And instead I find myself talking about my life. Oh well, it's fine too.
Alright. That's all for now.

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04 février 2009

Si j'avais un pisse-debout, je pisserais sur le patriarcat... Oh ! j'en ai trouvé un !

Dans le livre Ex Utero, de Peggy Sastre, publié le 22 janvier à la Musardine,
il y a un article que j'ai écrit.

Je viens de rentrer d'Athènes où je faisais des performances pour le Porn Film Festival.
C'était plein d'expériences intéressantes.

Il y a des dizaines d'articles que je voudrais écrire mais je n'ai plus le temps...
Les mois qui viennent vont être extrêmement chargés.

L'état diminue de 42% les sommes allouées au Planning Familial pour 2009. Signer la pétition ici.

Et pour celles qui comprennent l'anglais, voilà un article (et un autre) sur une des dernières aberrations de l'Amérique puritaine.

Je kiffe pisser debout au milieu de la rue en mini-jupe et talons hauts.
Je kiffe pisser debout dans une pissotière da
ns les toilettes des hommes.
Si vous voulez des pisse-debouts (c'est un truc qui pe
rmet aux female-bodied people de pisser debout), des ami-e-s à moi en commandent une centaine (de la marque Freelax).

Cela revient moins cher d'en commander en grandes quantités (2,50€ l'un), que d'en acheter à l'unité au Vieux Campeur (environ 6€ l'un).
Nous ne nous faisons pas de bénéfice sur la vente, c'est purement philantropique.
Bon sinon il en existe d'autres sortes : a usage unique, en carton. En couleur. Mais c'est plus cher.
(pour l'explication du titre de cet article, allez voir ce dessin de ma pote la Choriza, qui s'inspire de cette image féministe classique.)

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30 décembre 2008

Sexe et genre

Parfois j'ai l'impression que les gens en demandent un peu trop à Google :
Quelqu'un est tombé sur mon blog en tapant "how you can make your life so exciting"
Haha. Euh, j'sais pas, éteins l'ordi, ça peut aider.
Pis deviens gouine ! Tu t'ennuieras moins ! Moi par exemple j'ai baisé dans un sauna le soir de Noël !

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Je considère que le genre n'est pas inné et naturel, mais construit socialement.
Je considère que les deux alignements mâle-homme-masculin-aimelesfemmes
et femelle-femme-féminine-aimeleshommes sont des normes.
Et je considère que l'ordre social hétéropatriarcal a besoin pour se pérenniser de maintenir ces normes, et de faire croire qu'il ne s'agit pas de normes mais de "l'ordre naturel".
Normes sociales qui sont construites et contingentes (si elles ont été construites, elles peuvent être déconstruites et on peut reconstruire autrement), par opposition à un ordre naturel qui serait nécessaire et immuable. Tout le discours "boys will be boys" ou "je suis une femme, qu'est-ce que tu veux" découle directement du discours médico-scientifique de type "le cerveau des femmes est plus littéraire", "le système auditif des hommes est peu réceptif aux sons aigus tels que les voix des femmes", "les hommes ont des pulsions sexuelles plus incontrôlables", "les femmes ont une masse musculaire moins importante", "la testostérone rend agressif", etc.
Donc, la société maintient la séparation fictive de l'humanité en deux sexes et deux genres, pour que tout le monde répète sans arrêt que c'est naturel qu'il y ait des hommes et des femmes, que ceux-ci soient comme ci et que celles-là soient comme ça, que ceux-ci et celles-là aient des rapports sexuels entre eux et fassent des enfants et achètent des télés et que celles-là soient inférieures socialement économiquement sexuellement politiquement etc.
L'existence de personnes transgenres et de personnes gender-variant est une des preuves que l'alignement sexe-genre est construit socialement, car ces personnes ont un genre qui n'est pas celui que la société a assigné à leur sexe de naissance.
Même sans être trans, le simple fait d'être une "fille masculine" démontre bien que ces catégories n'ont aucun sens : si une fille peut avoir des qualités qu'on appelle "masculines", c'est que finalement ce ne sont pas des qualités "masculines", et que ça n'a aucun sens de les associer à l'homme.
Cependant on continue à utiliser de telles expressions ("homme effeminé" ou "fille qui joue à des jeux de garçons" ou "homme qui porte des vêtements de fille", "fille qui a des traits de garçon", "homme qui pleure comme une fille", etc), qui sont absurdes : si je peux jouer à un jeu de garçon, c'est que c'est pas un jeu de garçon !
"masculin" et "féminin" sont des mots qui sont associés à telles ou telles qualités, couleurs, coupes de vêtements, métiers, activités etc, de manière variable selon les époques, les milieux sociaux, les pays et les régions, et qui sont systématiquement associés au masculin s'ils sont positifs dans cette culture, et au féminin s'ils sont négatifs dans cette culture, et vice-versa, c'est à dire qu'ils sont dévalorisés s'ils sont associés au féminin, et valorisé s'ils sont associés au masculin.
"masculin" et "féminin" sont des espèces de packs, des ensembles de choses, qui sont censés être associés respectivement au sexe dit "masculin" et au sexe dit "féminin".
Une femme qui aurait une majorité de ces qualités, goûts, activités, dites "masculines" serait quand même considérée comme une femme - une femme masculine.
On entend souvent le lieu commun "on a tous une part de masculin et une part de féminin en nous", ce qui, si on y pensait avec un peu de bon sens, reviendrait à dire :
"homme" et "femme", ça ne veut rien dire, puisque nous sommes tous un peu gender-variant, aucun d'entre nous ne correspond aux normes de genre qu'on nous a assignées, aucun d'entre nous n'est ni une femme ni un homme, et ces parties de moi ne sont ni masculines et féminines, elles font juste partie du spectre des possibilités de l'être humain, et c'est arbitrairement qu'elles ont été attribué à l'un ou l'autre sexe (ou peut-être pas si arbitrairement que ça, pour organiser la domination de l'un sur l'autre).

Par ailleurs, et ça, c'est peut-être moins communément admis, je ne pense pas qu'il n'y ait que le genre qui soit fictif. Le sexe aussi. Je pense que les sexes ont été inventés en même temps que les genres. La bi-catégorisation en "mâles" et "femelles" ne préexiste pas à la domination de l'un sur l'autre. Elle a servi à ça.
Les sexes sont des catégories, et ils ne pré-existent pas biologiquement à leur utilisation hiérarchisée : les sexes ne pré-existent pas au sexisme.

Effectivement, biologiquement, il y a des personnes qui ont des chromosomes XY et des personnes qui ont des chromosomes XX, il y a des personnes qui ont tel taux de testostérone et des personnes qui ont tel taux d'oestrogènes, il y a des personnes qui ont des anatomies qui leur permettent de pisser debout et d'autres qui ont des anatomies qui leur permettent de porter des boules de geisha (dans l'anus, c'est pas bien, ça peut se perdre !). Effectivement, ces propriétés sont souvent corrélés (mais pas aussi systématiquement qu'on ne le croit). Mais ce ne sont que des propriétés, pas des identités. La CATEGORISATION, le fait de faire des gens des mâles ou des femelles, est un fait culturel, une construction sociale, pas une réalité biologique.

Il y a effectivement des personnes qui ont les yeux bleus et des personnes qui ont les yeux noirs, mais ce ne sont pas des "catégories". L'humanité n'est pas divisée en "gens qui ont les yeux noirs" et "gens qui ont les yeux bleus", il n'y a pas de fonctions sociales associés à l'une ou à l'autre couleur d'yeux. Ce ne sont que des propriétés, et non pas des catégories qui sous-entendent tout un ensemble de propriétés. Ce ne sont que des adjectifs, des manières de qualifier quelqu'un, jamais des noms, des définitions, des identités.
Dans la plupart des langues, on dit "il a les yeux bleus", et on peut dire "il est noir". En français, on peut aussi dire "c'est un noir", et on est déjà un peu en train d'être raciste. D'ailleurs en anglais on peut dire "he's black" ou "he's a black man", mais on ne peut pas utiliser "black" comme nom : on peut lui donner comme attribut, comme qualité, mais pas comme identité. Sauf si on dit "he's a negro" ou "he's a nigger" et là on est un peu en train d'être raciste.
Il y a une différence énorme. La grammaire c'est super important !
Lorsqu'on dit "il a les yeux bleus", ça répond à la question "de quelle couleur sont ses yeux ?"
Quand on dit "il est noir", ça répond à la question "il est de quelle couleur ?"
Ou quand on dit "he's a black man", ça répond à "what color (a man) is he ?"
Mais quand on dit "c'est un noir" ou "c'est une femme", ça répond à "c'est qui ?"
Quand je dis "elle est blonde", ça veut dire "elle a les cheveux blonds".
Quand je dis "c'est une blonde", je dis "elle a les cheveux blonds et tout ce qui va avec"

C'est un nom commun, c'est la catégorie dont tu fais partie, tu es un membre de cette catégorie qui a toutes les propriétés (supposées) communes aux membres de cette catégorie.

ça permet justement de sous-entendre, à chaque fois qu'on dit "femme" tout ce qui est censé aller avec, biologiquement et psychologiquement.
c'est tout un pack : c'est une femme, elle a un vagin et elle aime le rose et elle est infirmière et elle a un mari (ou elle en cherche peut-être un) et un instinct maternel.

Alors qu'en fait rien de tout ça ne va systématiquement "avec".
Déjà, le sexe "biologique" n'est pas défini selon des critères scientifiques fiables.
Définit-on le sexe biologique d'un individu selon ses chromosomes (XX ou XY) ?
Non, il existe des cas pas si rares que ça de femmes XY, d'hommes XX (certains sites internets donnent des informations divergentes à ce sujet, notamment sur la fréquence de ces cas, et surtout sur la fonctionnalité reproductrices des organes génitaux des personnes concernées, donc je vais m'abstenir), et également de personnes XXY, XXYY, XXXY... La plupart du temps, les femmes XY et les hommes XX n'ont connaissance de leur intersexualité que s'ils leur vient à l'idée de faire un caryotype, car ils sont tout à fait "normaux" phénotypiquement (stériles ou fertiles ? les diverses sources divergent). Dans la plupart des cas, chez les XXY (syndrome de Klinefelter), les "anomalies" ne surviennent qu'à la puberté, c'est à dire à l'apparition des caractères sexuels secondaires (seins, poils, voix...). Bref, quoi qu'il en soit, les chromosomes ne sont pas le critère selon lequel un nourrisson est étiqueté mâle ou femelle à la naissance.
Ce n'est pas non plus les hormones, car celles-ci n'interviennent véritablement qu'à la puberté, justement, et dans le développement des caractères sexuels secondaires évoqués ci-dessus. Il y a des femmes qui ont naturellement de très forts taux de testostérone (sans forcément constater "d'anomalies" telles que l'hirsutisme).
C'est donc L'ANATOMIE GENITALE qui permet de déterminer si un nourrisson est mâle ou femelle ! C'est en fait la seule différenciation visible, et qui à vrai dire ne change pas grand chose naturellement à la vie d'un bébé.
Pourtant ça va justifier qu'on l'élève en bleu ou en rose, qu'on lui donne tel ou tel prénom, et qu'on le différencie (même physiquement) de force : Colette Guillaumin dit que la tétée dure deux fois plus longtemps si c'est un garçon (la maman dira "oh comme il est glouton" d'un air attendri), et que la maman laisse bébé pleurer deux fois plus longtemps si c'est une fille ("elle pleurniche tout le temps !") alors qu'elle accourra si c'est un garçon ("il est pas chochotte, s'il pleure c'est qu'il y a vraiment quelque chose"). Ainsi, lorsque plus tard le garçon sera plus musclé et plus grand que sa soeur (normal, avec deux fois plus de calcium), ça prouvera bien que c'est naturel, les hommes sont plus forts physiquement. Etc.
C'est donc sur la base de l'anatomie génitale du nourrisson que l'humanité est classée en mâles et femelles qui deviennent tout naturellement des hommes et des femmes.
Mais si l'anatomie du nourrisson ne parait pas assez virile aux médecins (leurs critères étant "le pénis en dessous de tant de millimètres ne permet pas une sexualité fonctionnelle" - c'est à dire génitale, hétérosexuelle et pénétrative), ils la lui coupent et lui font un vagin qui sera très douloureux.
Il y a une assez grande variété phénotypique au niveau anatomique, bien plus grande que les quelques petites variations chromosomique ; on a nous-mêmes pu le constater : il y a des grosses bites, des longues bites, des petites bites, des bites rouges et des brunes et des violettes, il y a des filles avec des gros clitos, des petits clitos, des petites petites lèvres ou des grandes petites lèvres (qui dépassent d'en dessous des grandes, même, parfois ! haaan). Mais pour que cette variété soit quand même classable en deux grandes catégories, les médecins ont décidé de de "corriger" tout ce qui pourrait laisser entendre qu'entre clito et bite, il y a des clitobites et des biteclitos, naturellement.
Les parents ne sont parfois pas mis au courant que leur bébé est intersexe et est en train de se faire mutiler dans la salle d'opération. On ne les informe que très peu, même lorsqu'on le fait, et on ne leur laisse pas le temps de réfléchir. L'opération n'est pas urgente médicalement, on attendrait bien plus que 24h pour couper un sixième orteil à un nouveau-né, mais cette anomalie-ci, on n'attend jamais une semaine pour la corriger. L'enfant ne quittera pas la maternité, il n'aura pas d'état civil, tant qu'on ne lui aura pas donné un sexe socialement acceptable. Lors d'une réassignation "femelle", le néo-vagin devra être re-dilaté à plusieurs reprises au cours de l'enfance par les parents sur ordre des médecins...
Aucune raison médicale ne justifie ces mutilations, qui sont douloureuses, qui ne promettent pas une sexualité particulièrement satisfaisante à l'enfant, et sur lesquelles on ne lui a évidemment jamais demandé son avis.
Evidemment il arrivera peut-être par la suite qu'il décide que le sexe qui lui a été assigné, et le genre qu'on lui a assigné avec, ne lui conviennent pas. Les mutilations sont une honte : dans un pays comme la France, qui se permet de donner des leçons de "droits de la femme" aux vilains africains qui excisent leurs filles, on porte atteinte à l'intégrité de nourrissons simplement pour maintenir des normes stupides.
Mais intersexe ou pas, et que ça aille avec des mutilations ou pas, c'est une honte de donner un genre à un enfant sans lui demander son avis.
Les personnes qui n'ont pas réfléchi aux questions de genre sont plus facilement réceptive à la question intersexe, car il y a des atrocités qui sont commises, et parce que l'enfant intersexe n'a pas de "vrai sexe", donc il paraît plus simple de ne pas lui en assigner un et de le laisser choisir plus tard lorsqu'il sera en âge de le faire.
Mais intersexe ou non, personne n'a de "vrai sexe". Chez personne la présence d'un vagin ou d'un pénis ne légitime le fait d'assigner un genre, l'un des deux seuls packs de normes qu'on nous propose, à quelqu'un.
Il n'est pas plus horrible d'élever un bébé qui a un vagin comme un garçon que de l'élever comme une fille. Dans les deux cas, on essaie de le/la forcer à devenir autre chose que ce qu'il/elle est sans lui demander son avis.

* "Le Corps Construit", in Race, Classe et Pratique du pouvoir

BONUS :
Pour vous montrer comment ces catégories de sexe et de genre mènent parfois à des raisonnements pas très rigoureux voire dénués de sens, même au sein des mouvements LGBTQI, je vous cite ici un passage d'un texte d'une militante intersexuée, sur lequel je suis tombée en vérifiant (mes commentaires en italique dans le texte) :
"ça commençait plutôt bien : l'intersexualité remet en cause les orientations sexuelles, qui ne se classifient que par rapport aux deux sexes officiels. ensuite, elle aurait dû dire "DITS masculins et féminins", mais à part ça, ça reste compréhensible : en effet, que peuvent signifier l'homosexualité ou l'hétérosexualité pour une personne qui dispose à la fois de caractères morphologiques masculins et féminins ? mais alors à partir de là, elle délire complètement... en toute logique elle reste hétérosexuelle quelles que soient ses affinités vers l'un ou l'autre des deux sexes. pour être homosexuelle, il faudrait qu'elle ait une attirance vers une personne qui ait exactement la mème proportion de féminin/masculin. c'est à dire une personne qui soit du mème sexe intermédiaire."
Cette citation montre bien comment les gens n'arrivent pas à se débarrasser de ces catégories, mâle femelle homme femme masculin féminin homo hétéro bi trans, même dans des phrases où elles ne correspondent plus à rien. C'est un exemple extrême de ce même obscurantisme, du même attachement forcené à des concepts caducs, qui fait dire aux gens des choses comme "un homme effeminé".

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